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Leur Balkan Offroad raconté par Franck Daurelle et Francoise Hollender


Ce fut une autre grande édition de cette course extrême qu'est le Balkan Offroad Rally. Traces extraordinaires, ingéniosité diabolique pour égarer les concurrents dans la navigation en azimut, traversées à haute altitude dans des rivières parsemées de gros rochers, sections rapides qui n’ont rien à envier à la catégorie cross-country ... une superbe course en un mot !


Malheureusement, le prestige de cette course extrême est de plus en plus éclipsé par la course parallèle qui se déroule dans la catégorie cross-country. Et cette année, ce phénomène a atteint son apogée: 14 équipages de classe extrême, sur 104 équipages au total. Cette très belle course laisse de plus en plus ses véritables racines de 4x4 extrêmes pour devenir une prestigieuse course de cross-country au niveau européen, voire mondial (un équipage du Kazakhstan et un autre d’Israël cette année).

 

Résultat, ce qui n’est pas surprenant en soi:

- La couverture médiatique priorise sans équivoque la catégorie cross-country

- La page Facebook ne parle presque jamais de la catégorie extrême

- L'arrivée de la course extrême s'est déroulée dans un lieu distinct de l'autre catégorie et très discret, sans la présence de la direction de la course et presque sans journalistes

- La catégorie extrême a été récompensée en premier lieu lors de la cérémonie de remise des prix, avant même les "petites" catégories de la catégorie cross-country, alors qu'elle était auparavant considérée comme la plus prestigieuse avec celle des voitures cross-country, dont les récompenses ont rendu l'apothéose du la cérémonie.

 

Ici, j’écris mes propres impressions, mais je fais également écho à certains des concurrents de classe extrême qui ont adopté cette course depuis son lancement en 2011 en raison de sa supériorité dans tous les domaines par rapport à Breslau Pologne. Malgré le grand intérêt de cette course, nous, personnes extrêmes, représentons les véritables racines des événements RBI, avons le sentiment que nous ne sommes plus chez nous dans cet événement. Et seule une éventuelle décision de créer un événement extrême distinct, distinct de l’événement sur plusieurs pays, nous ferait changer d’avis sur l’avenir de la classe extrême au sein du Balkan Offroad Rally.


Notre Rallye Balkan Offroad jour après jour :


LEG 1

Samedi 14/09/19: 99 km dont 57 en spéciale de Borovets

Après un beau spectacle qui commence dans la ville de Samokov située à 11 km du camp, nous sommes lancés dès le premier jour dans une étape 100% extrême avec des trous de boue, des montées et des descentes impressionnantes, une navigation en azimut consécutive ... pas de montée progressive en difficulté, on y est depuis le début! La scène s'appelle "extrême grille-pain"! Nous prenons la première place grâce à notre classement lors de la précédente édition de la course, mais nous rencontrons d’emblée un problème crucial: la rupture de l’essieu avant, probablement due à la rupture d’un roulement différentiel. Il faut donc compléter l’ensemble de cette étape vraiment extrême en mode 2 roues motrices. Si c'est déjà difficile sur les 4 roues, imaginez le montant de treuillage que j'ai dû effectuer en 2 roues motrices pour une première journée de course ... Nous terminons toujours cette étape en 6ème position avec un handicap de 38 minutes par rapport à la première, Romain Porchère, car la moitié des équipages engagés ne parviendront pas à terminer cette première étape. Quand je vous ai parlé d'une première étape difficile, c'était clairement le cas!

 

LEG 2

Dimanche 15/09/19: 189 km dont 173 en spéciale, étape marathon de Borovets à Starosel

Composé de 2 épreuves spéciales, la journée se passe très bien dans l’ensemble.

La première étape spéciale, la plus courte, s'appelle "vacances extrêmes", mais ce n'est pas tout à fait le cas: dès le départ, nous allons complètement en dehors du chemin pour atteindre une colline avec des arbres dans toutes les directions, aucune piste, des montées sans fin et descentes. Quelque chose à apprécier ou ... perdre confiance en soi et prendre des décisions risquées.

La deuxième spéciale, "rapide", est plus silencieuse, plus prévisible, même si au niveau de la navigation, elle a beaucoup de difficultés!

Au total, nous terminons cette étape en première position, 4 'devant Romain Porchère et 11' devant Christophe Moine.

Rien à faire mécaniquement, sauf ajuster le roulement de roue avant droite.

 

LEG 3

Lundi 16/09/19: 123 km dont 119 en spéciale de Starosel

Pendant cette étape très montagneuse, appelée "bosselée", nous ferons bien. Beaucoup de navigation en azimut, avec une série de relèvements, de fortes montées et de fortes descentes, mais aussi des sections plus rapides, ce qui est loin de nous déplaire. Nous terminons l'étape en première position, 5 'devant

'devant Romain Porchère, 11' devant Christophe Moine.

Rien à faire mécaniquement la nuit.


LEG 4

Mardi 17/09/19: 114 km dont 97 en spéciale de Starosel

La spéciale s'appelle "gentille mais dure", la dureté étant calculée à un kilomètre moyen de 15 km / h ... En plus des sections habituellement plus dures et plus rapides, nous empruntons des rivières encombrées de cailloux pouvant être plus ou moins gros. C’est difficile, mais nous l’aimons bien… Nous finissons à nouveau en 1ère position, avec seulement 50 secondes d’avance sur Christophe Moine et 6 minutes sur Gilles Girousse.

Au niveau mécanique, nous rencontrons une petite fuite de radiateur, que nous essayons de colmater.

 

LEG 5

Mercredi 18/09/19: 462 km dont 189 en spéciale, étape marathon de Starosel à Shkorpilovtsi

Composé de 2 épreuves spéciales de longueur égale, l’une s’appelle "sur la crête" et la seconde "anciennes pistes". Entre les deux, 221 km de liaison sur la remorque. Nous aimons l'idée d'atteindre la mer Noire avec le charme incomparable de la conduite sur la plage, mais le briefing nous avertit: cette année, pas de conduite sur la plage, quelles que soient les circonstances. Je dois admettre que cette nouvelle est un peu décevante pour le "vieux" Balkan Offroad, mais que pouvons-nous faire? ...

Pas de grandes difficultés de pilotage dans cette spéciale, mais de nombreux pièges pour la navigation.

Nous finissons aussi l'étape en première place, 2 'avant Christophe Moine. L'abandon de Romain Porchère, qui va bouleverser le classement général et donner aux autres équipes la possibilité de grimper dans le classement.

Au niveau mécanique, nous accordons un roulement de roue et un tendeur de courroie, c'est tout.

 

LEG 6

Jeudi 19/09/19: 116 km dont 97 en spéciale de Shkorpilovtsi

La spéciale du jour s'appelle "boue sèche". Et heureusement, il est sec et la boue n’est pas mouillée, ou seulement très peu… Parce que nous sommes laissés dès le début dans le fameux trou boueux que nous connaissons très bien, avec son argile super collante et son argile si dure que nous sommes coincés. au point de perdre ses chaussures ou ses vêtements (c'est vrai!). Heureusement, nous avons été les premiers à passer!

En dehors de cela, journée classique avec ascensions et séscents, rivières relativement sèches à suivre, navigation en azimut. Mais aussi, les points GPS à atteindre, y compris un point qui posera problème à de nombreux équipages et fera pencher la balance en notre faveur.

Sur ce point, j’ai appliqué la technique qui s’est révélée la bonne le deuxième jour de la course à Borovets: oser s’éloigner suffisamment du point pour contourner l’obstacle et trouver un chemin qui repart en sens inverse vers le point désiré. Technique risquée, surtout lorsque le conducteur commence à craindre de s’éloigner trop de la cible, mais enrichissant!

Nous finissons cette journée avec 52 '(oui, vous avez bien entendu!) Devant Sven Syfrid et plus d'une heure devant Gilles Girousse.

Au niveau mécanique, nous resserrons les tirants supérieurs arrière.

Et c'est déjà l'avant-dernière journée de course!


LEG 7

Vendredi 20/09/19: 131 km dont 127 en spéciale de Shkorpilovtsi

Cette étape s'appelle "Euro4x4parts special" et est vraiment magnifique, sauf que le temps sec des jours précédents a totalement changé et qu'il pleut ... Alors que nous atteignons les sommets des montagnes pour des passages vraiment inoubliables, avec ce sentiment de se retrouver en équilibre les vallées, quelque chose de merveilleux et vraiment unique qui est resté dans notre mémoire des années précédentes, nous le faisons cette fois dans la brume sans aucune visibilité. Quel dommage!

Dernier jour de course, avec des passages extraordinaires, des endroits que vous devez conduire avec sensibilité, courage et sans crainte, si vous ne voulez pas chuter ou blesser votre voiture. Par exemple, ce ravin extrêmement creusé à descendre au km 75, avec des trous parfois plus hauts que la voiture elle-même et qu’il faut traverser à la fin avant de descendre un mur vertical de 3 mètres de hauteur et de poursuivre en azimut dans un lit de rivière. Tout l'esprit, mais aussi la difficulté de l'offshore balkanique est là, à ce stade. Nous éprouvions beaucoup de plaisir au cours de cette étape, jusqu'au moment où ... nous avons rencontré un problème mécanique majeur: la rupture d'une biellette arrière supérieure, qui nous a obligés à sangler / trancher l'essieu arrière, à tourner au ralenti et à s'arrêter régulièrement contrôler / resserrer le tout pour éviter toute rupture ultérieure. Heureusement, nous avons eu une avance!

Malgré ce problème, nous terminons cette dernière étape en 4ème position, 56 'après Christophe Moine.

 

Arrivée sur scène discrète, sans média ni gestion de la course, avec juste une arche pour la distinguer d'une arrivée sur scène ordinaire.


Vient ensuite la remise des prix au bar de la plage sur la plage de Shkorpilovtsi, au son de la Marseillaise!

Podium final :

3ème: Sven Syfrid / Michael Ginter (CH / POL, 32: 38h)

2ème: Christophe Moine / Olivier Vailleau (FR / FR, 30h16)

1er: Franck Daurelle / Françoise Hollender (FR / FR, 29: 28h)

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